Bilan hebdomadaire (semaine du 24-28/08/26)

Bourse de Paris : le CAC 40 recule sur fond de tensions politiques et budgétaires (24-28 août 2026)

La semaine boursière du 24 au 28 août 2026 s’achève sur une note négative pour la place parisienne. Le CAC 40 termine à 8 401,18 points vendredi, en repli d’environ 0,98 % sur l’ensemble des cinq séances, malgré un net rebond technique de clôture (+0,98 % sur la seule journée de vendredi). Cette semaine contrastée a été rythmée par un climat d’incertitude macroéconomique et politique, à l’approche de la révision de la note souveraine de la France par l’agence Fitch, de la publication des chiffres de l’inflation d’août (ressortis à 2,4 %) et du symposium économique de Jackson Hole.

Une semaine en dents de scie

Le début de semaine s’est déroulé sous le signe de la prudence estivale, avec des replis mesurés lundi (-0,37 %) et mardi (-0,16 %), les investisseurs restant attentistes. Mercredi a offert un léger répit (+0,27 %), les marchés semblant marquer une pause avant les résultats attendus de Nvidia. Mais c’est jeudi que la tendance s’est brutalement inversée : le CAC 40 a chuté de 1,68 %, sa plus forte baisse de la semaine, sous l’effet conjugué de craintes budgétaires renouvelées et de tensions politiques. Vendredi, un rebond technique de clôture a permis à l’indice de regagner une partie du terrain perdu, sans toutefois effacer les pertes accumulées en milieu de semaine.

Le secteur bancaire et les groupes liés aux infrastructures sous pression

La séance de jeudi a particulièrement pesé sur les valeurs bancaires françaises, chahutées par les inquiétudes entourant le déficit public et le contexte politique national. BNP Paribas a cédé 4,8 %, Société Générale 5,0 % et Crédit Agricole 4,0 %, illustrant la nervosité des marchés face aux perspectives budgétaires du pays.

Pernod Ricard a également été sanctionné (-4,6 % jeudi), le groupe ayant publié des prévisions d’activité et de ventes jugées prudentes pour son prochain exercice.

Du côté des concessionnaires et du secteur du BTP, Eiffage et Vinci ont enregistré des dégagements marqués en milieu de semaine, les investisseurs redoutant l’instauration d’une fiscalité exceptionnelle sur les infrastructures.

Le luxe et quelques valeurs isolées limitent la casse

À l’inverse, plusieurs dossiers ont servi d’amortisseurs. Le secteur du luxe et de la beauté, avec Hermès, L’Oréal et Kering, a globalement mieux résisté en début de semaine et profité du rebond de vendredi : Hermès a gagné 2,5 % et L’Oréal 1,1 % sur cette seule séance.

EssilorLuxottica s’est particulièrement distingué vendredi, avec une hausse de 3,3 %, portée par l’annonce d’un nouveau programme de rachat d’actions.

Enfin, Aéroports de Paris (ADP), coté sur le SBF 120, a bénéficié d’un relèvement de recommandation de Deutsche Bank, ce qui lui a permis de progresser de 1,8 % en milieu de semaine.

En résumé

Cette semaine illustre la sensibilité persistante des marchés parisiens aux enjeux politiques et budgétaires nationaux, le secteur bancaire et les valeurs liées aux infrastructures ayant particulièrement souffert des craintes fiscales. Le rebond de clôture, bien qu’insuffisant pour effacer les pertes de la semaine, traduit toutefois une certaine résilience technique, dans un contexte où les investisseurs restent suspendus aux prochains signaux macroéconomiques, qu’il s’agisse de la notation souveraine française ou des conclusions du symposium de Jackson Hole.


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