Kering : des ventes en légère croissance

Le groupe de luxe français Kering a annoncé mardi des ventes en légère croissance au deuxième trimestre, un signe, selon lui, de l’efficacité de sa nouvelle stratégie.

« Nous constatons les premiers signes tangibles de progrès en matière de désirabilité des marques, de dynamique commerciale et de performance opérationnelle », a déclaré le directeur général Luca de Meo, un an après avoir pris la tête du groupe qui comprend Gucci, Saint Laurent et Balenciaga.

Pour redresser la barre, le dirigeant a fermé 84 magasins, réduit les stocks et le nombre de sous-traitants, et réorganisé le groupe en interne, tout en accélérant sur des activités résistantes comme la joaillerie.

Sur le premier semestre, le bénéfice net de Kering a plongé de plus de 60%, à 189 millions d’euros, en raison de charges non récurrentes, pour un chiffre d’affaires de 7,22 milliards d’euros (-3% sur un an, +1% en comparable). Mais la tendance s’est améliorée au deuxième trimestre, avec des ventes en hausse de 1%, à 3,65 milliards d’euros. « Le retour à la croissance est une étape importante, mais nous sommes encore au début du voyage », a dit Luca de Meo.

Gucci, qui pesait 40% du chiffre d’affaires du groupe l’an dernier, a vu ses ventes reculer de 3% au deuxième trimestre (à 1,41 milliard d’euros), une baisse bien moindre qu’au premier trimestre (-14%). La marque, dirigée artistiquement par Demna Gvasalia depuis 2025, a bénéficié de lancements de produits réussis, notamment en maroquinerie, revenue à la croissance.

L’ensemble de l’activité mode et maroquinerie (Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, McQueen, Brioni) a généré 2,95 milliards d’euros au deuxième trimestre (-1% sur un an).

Kering a par ailleurs poursuivi la réduction de sa dette, ramenée à 3,3 milliards d’euros (-4,7 milliards depuis fin décembre 2025), grâce à des cessions immobilières et à la vente de sa division beauté à L’Oréal. Le résultat opérationnel courant reste stable à 921 millions d’euros (12,8% du chiffre d’affaires, contre 12,4% un an plus tôt) — une marge que Luca de Meo vise à doubler à moyen terme.

Pour 2026, Kering n’avance pas de prévisions chiffrées, mais confirme viser un retour à la croissance et une amélioration de sa profitabilité.


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